Ousmane Bâ, Solo exhibition, Afrikoyo-e.
Galerie 41, thur. 15 Jan, 2026 – Feb. 10, 2026

Pitch – Exposition Afrikoyo-e

Afrikoyo-e est une exposition qui prend la forme d’une restitution de mon voyage au Japon, à la fois physique, mental et symbolique.

Elle explore ce moment particulier où un corps, une mémoire et une culture entrent en dialogue avec un nouveau territoire.

Le parcours s’ouvre sur deux œuvres qui évoquent la métamorphose et le chaos comme point de départ. Elles incarnent un état de transition, un moment de déséquilibre nécessaire avant toute transformation. Ce sont les premières fissures d’un cycle qui mènera vers un renouveau.

Nous entrons ensuite dans Les Gardiens du Seuil. Cette pièce marque l’arrivée au Japon. Elle est pensée comme une chorégraphie collective, inspirée des portés en danse. Pour moi, l’immigration est un mouvement à double sens : le désir de s’intégrer, mais aussi la capacité d’un territoire à accueillir. Ici, les corps se soutiennent, se transmettent, négocient leur place.

À proximité se trouve L’Appel. C’est le premier moment de bascule, celui où l’on commence à lâcher certaines certitudes, certaines attaches, pour avancer vers l’inconnu. Une tension entre élévation et tiraillement, très présente dans toute expérience de déplacement.

Face à cela, La Transmission rappelle que l’on ne traverse jamais un territoire seul. Nos histoires, nos lignées, nos rencontres nous accompagnent. Se souvenir de cette continuité permet parfois d’accueillir des formes simples de grâce et de lâcher-prise.

Un instant avant le satori est un moment suspendu. La rencontre avec une nouvelle culture demande d’abandonner le jugement et la comparaison. Cette œuvre évoque cet état de flottement, de disponibilité totale, où l’on est à la fois vide et extrêmement réceptif. La culture nouvelle trouve alors sa place de manière organique.

Une œuvre plus légère vient ensuite, porteuse de bonne nouvelle. Lorsque l’esprit s’apaise, il devient capable de recevoir. Après un long apprentissage, il est enfin possible de récolter.

Dans l’alcôve, Naissance d’une étoile antigravitationnelle parle du rêve. Toute personne qui émigre arrive avec une aspiration, une projection. Mais ce rêve ne peut exister que porté par les autres. L’œuvre questionne jusqu’où une identité peut s’élever grâce aux liens qui la soutiennent.

Le parcours boucle ensuite sur l’idée que la vie n’est jamais linéaire. Le chaos peut réapparaître, mais il est désormais traversé différemment.

Cela mène à Le Refus de la Chute, une œuvre qui ne cherche pas à dominer le chaos, mais à l’accepter tout en restant droit. Un nouvel état d’équilibre, où l’on est capable de se porter soi-même, et peut-être d’oser un nouveau saut. (twin self sculpture) (2023).